Plus j’écrivais, plus je m’éloignais des intentions du chorégraphe. Je me demandais de quel droit je m’autorisais de telles phrases. C’était comme si ces mains qui dansaient sur le clavier étaient celles d’un autre, dressant des listes à n’en plus finir. J’étais comme possédé. À chaque représentation, les idées déboulaient à toute berzingue :

– Danser c’est suspendre l’équilibre du monde.

– Danser c’est se trouver seul, à la croisée du vertical et de l’horizontal.

– Danser, c’est d’abord toucher terre. Il le faut bien.

– Danser, c’est ça. C’est toujours ça. Des corps qui se relèvent.

– Danser c’est trouver ce qui lisse et ce qui broie, ensemble, dans chaque mouvement.

– Danser c’est écrire avec tout son corps. […]

Myth(e) 

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