Bibliothèque

Depuis 2014, chaque expérience du Livre imaginaire donne naissance à un « livre » présenté dans une bibliothèque. Vous y trouverez le titre, la maison d’édition, la quatrième de couverture, la revue de presse, parfois un extrait, ainsi que les sources de cette collection (partenaire, lieu, date).

Que les nombreux contributeurs et contributrices [ami.e.s, professionnel.l.e.s, universitaires, lecteur.trices de passage, bénévoles, auteur.e.s] soient ici grandement remerciés.

Titre : La contradiction
Auteur : Louis S.
Édition : Éditions du Vent, Brest, 2015.
Présentation : Récit d’une rencontre littéraire.
Presse : /
Extrait : /
Titre : Dogo.
Auteur : Pierre-Yves Lefranc.
Édition : Éditions Radin, Paris, 2016.
Présentation : Récit d’une rencontre littéraire.
Presse : /
Extrait : /
Titre : Le balayeur des Bermudes
Auteure : .
Édition : Mystères éditions, Paris, 2016.
Présentation : .
Presse : Ouest-France.
Extrait : /
Titre : Au nom de tous les seins.
Autrice : Agnès de Caen.
Édition : Éditions Coquine, Paris, 2017.
Présentation : Live tweet d’une rencontre littéraire.
Extrait : /
Presse : /
Titre : Chips, danse et cauchemars.
Autrices : d’Angel et d’Antinea.
Édition : Vie kotidienne éditions.
Présentation :
Presse : Ouest-France.
Extrait : /
Titre : Horizon sans Front hier.
Autrice : Émilie Duitertre.
Édition : Atalante éditions, Paris, 2017.
Présentation : .
Presse : .
Extrait : /

Titre : Meurtre aux petits pois.
Autrice : .
Édition : Polar & Co, Gérardmer, 2017.
Présentation : .
Presse : /
Extrait : /
Titre : TTTTT.
Auteur :
Édition :
Présentation : Récit vidéo d’une rencontre littéraire.
Presse : /
Extrait :
Titre : Les visages de Claire.
Auteure : .
Édition : Chambre froide, Rennes, 2018.
Présentation : ; Cogito.
Presse : Littératures.
Extrait : /
Titre : Le sum de la mater dolorosa
Auteure : .
Édition : Grasset, Paris, 2018.
Présentation : .
Presse : , , , , , , .
Extrait : /
Titre : Les perles du chat Schrödinger.
Auteur : .
Édition : Éditions du perplexe, Nantes, 2018.
Présentation : .
Presse : , , , , , , , .
Extrait : /
Titre : Une vie de chien.
Auteure : .
Édition : Canine of life éditions.
Présentation : .
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Extrait : .
Titre : Les 27 vies de Tatiana.
Auteur : Jean Mirieux.
Édition : Multilife éditions.
Présentation : .
Presse : , , , , , , .
Extrait : /
Titre : J’ai.
Auteur : Jean-Paul Chartier.
Édition : Tombée du ciel, Cordes-sur-Ciel, 2019.
Présentation : .
Presse : , , , , , , , , ,
Extrait : /
Titre : Aziz et Elsa.
Auteur : Pierre Mahé.
Édition : Parnasse édition, Paris, 2019.
Présentation :
Presse : , , .
Extrait : , .
Source
Titre : La mort, après.
Auteur : .
Édition : Éditions de l’impossible, 2019.
Présentation : .
Presse : .
Extrait : /
Titre : 52 dimanche.
Auteure : Violette.
Édition : Mille Pétanques édition, 2019.
Présentation : .
Presse : , , .
Extrait :
Titre : Résonances, en quête en terre inconnue
Auteurs : Sous la direction de Rachel Le Cunff — Avec : Sylvie Doéneau, Guillaume Keradic, Lenaïg Le Bihan.
Édition : Les édition Recherche & Travail social, Quimper, 2019.
Présentation :
Presse : , Revue de presse complète (LIRE, Lien social, Biographie et Autobiographie, Le Télégramme, Le Gorafi, Transfuge, Facebook, Télérama, Sciences humaines, ASH)
Extrait : /
Titre : Le Dinosaure.
Auteure : .
Édition : Rail éditions, Bruxelles, 2019
Présentation : .
Presse : , , , .
Extrait : /
Source
« Avec le labo littérature & public invité, Vent se lève !, Paris, 3 avril 2015. »
« Avec le théâtre de l’Entr’Acte et l’atelier théâtre de La Ruche & public invité, Nantes, 2 juin 2016. »
Née en 1977, Géraldine Desbreil, linguiste et sémiologue, signe ici son premier roman.

Ça commence par une danse.
Celle de Michèle, personnage sensible, fragile, à la recherche d’elle-même, qui trouve de quoi assurer ses pas dans les épreuves qu’elle surmonte.
Elle n’est pas seule dans ce ballet gigantesque et périlleux qu’est la vie,
Tom, Thomas dansent eux aussi.
Une danse forte et vigoureuse pour célébrer le sentiment d’exister.
De sa jeunesse, son adolescence jusqu’à à l’âge adulte,
l’histoire de Michèle s’apparente à une boucle sans fin,
une spirale cauchemardesque
où les séquelles d’adolescent se retrouvent dans la vie d’adulte.
Comment devenir soi ?
Comment se réaliser ?
Sommes-nous maître de nos propres vies
ou le destin nous mène-t-il vers une issue fatalement programmée ?
Oscillant entre atmosphère onirique et cauchemardesque, entre rêve et réalité, le roman puise sa force et sa justesse dans l’écriture incisive d’Angel et dans les illustrations sombres et intrigantes d’Antinea.
Ce bouquin c’est un buldozzer sentimental,
qui retourne petits et grands.
Soulevant foule de questions mais ne portant pas de jugement.
Il n’y a pas de vérité,
il y a la réalité,
votre réalité,
votre vie
et votre parcours.
À la fin une page blanche, à chacun de la remplir, se questionner sur sa propre vie, telle une expérience à poursuivre, à méditer, à lire et à relire, à faire partager.
« Avec le théâtre de l’Entr’Actes. Au théâtre La Ruche, Nantes, 4 octobre 2017 »
« Avec le théâtre de l’Entr’Actes et Agnès Kérouanton, (faux) auteure invitée. Au théâtre la Ruche, Nantes, 2 juin 2017. »
« 
Ça commence par une danse.
Celle de Michèle, personnage sensible, fragile, à la recherche d’elle-même, qui trouve de quoi assurer ses pas dans les épreuves qu’elle surmonte.
Elle n’est pas seule dans ce ballet gigantesque et périlleux qu’est la vie,
Tom, Thomas dansent eux aussi.
Une danse forte et vigoureuse pour célébrer le sentiment d’exister.
De sa jeunesse, son adolescence jusqu’à à l’âge adulte,
l’histoire de Michèle s’apparente à une boucle sans fin,
une spirale cauchemardesque
où les séquelles d’adolescent se retrouvent dans la vie d’adulte.
Comment devenir soi ?
Comment se réaliser ?
Sommes-nous maître de nos propres vies
ou le destin nous mène-t-il vers une issue fatalement programmée ?
Oscillant entre atmosphère onirique et cauchemardesque,
entre rêve et réalité,
le roman puise sa force et sa justesse dans l’écriture incisive d’Angel
et dans les illustrations sombres et intrigantes d’Antinea.
Ce bouquin c’est un buldozzer sentimental,
qui retourne petits et grands.
Soulevant foule de questions mais ne portant pas de jugement.
Il n’y a pas de vérité,
il y a la réalité,
votre réalité,
votre vie
et votre parcours.
À la fin une page blanche, à chacun de la remplir,
se questionner sur sa propre vie, telle une expérience à poursuivre,
à méditer, à lire et à relire, à faire partager. »
« Avec le Théâtre de l’Entr’Actes et Nathalie Bruneau, (faux) auteure invitée. Au Théâtre La Ruche, Nantes, 4 octobre 2017. »
« Ce roman nous plonge dans le déchirement d’existence d’une jeunesse en quête de sens et qui veut redonner à l’élan amoureux la force d’un engagement.Il l’aime, elle l’aime, le bonheur promis pour toute leur vie, car ne nous y trompons pas ces deux-là, si jeunes pourtant, sont assurément faits l’un pour l’autre. Mais le risque n’est-il pour eux de limiter leur horizon à leur seul accord. Comment être heureux si ce bonheur ne génère pas pour tous les autres qui les entourent un bonheur identique.C’est pourquoi un beau matin, Romain avec le consentement de sa bien-aimée part dans des pays où les déshérités n’ont connu que la guerre depuis leur naissance.Partir pour penser les maux. Partir pour penser les mots? Romain reviendra-t-il?Nul doute que cette démarche nous questionnera sur la nature de l’engagement –Humanitaire? Jihadiste?… Mais il importe avant tout pour les personnages du roman d’aller à l’encontre de ce monde d’hier, jugé sans but, sans quête, sans raison de combat, sans front où se battre. Et ce Vers à Soie, si présent dans le roman, quelle conscience essaie-t-il d’éclairer?La quête de Romain n’est pas éloignée de celle du grand Meaulnes, le héros d’Alain Fournier. Comment alors ne pas s’inquiéter de cette similitude aujourd’hui quand on sait que la parution du grand Meaulnes annonçait la fin d’un monde.Certes dans ce roman, c’est plus volontiers du Stockhausen que nous entendons,mais écoutez bien : Debussy apparaît bien souvent dans la clameur des sons. Comment aussi ne pas penser à Rimbaud à la lecture de ce roman coup de poing. Le style si nouveau et l’inquiétante étrangeté à laquelle il nous conduit. »
« Ouest France, 28 janvier 2017 (Claire Fromentin)
Vu, hier à la Ruche.
Encore une soirée littéraire de haut niveau nous a été proposée hier soir au 8, rue Félibien, le petit théâtre de la Ruche.

Grand privilège en tout cas pour les nombreux lecteurs présents d’avoir pu passer deux heures en compagnie d’Emilie Diutertre, cette auteure de 16 ans dont on parle beaucoup.

À coup sûr, dirons-nous, le génie dérange. Et c’est bien à le contester que se sont échinés quelques-uns du public, remettant même en cause qu’Emilie ait pu elle-même écrire son roman.

Effectivement, il peut-être troublant d’écouter cette jeune demoiselle nous livrer, sans filtre, son rapport à l’écriture, d’entendre sa pertinence, de se confronter à sa conviction. On n’est pas habitué à tant de maturité.

Qu’elle soit la fille des deux plus grands romanciers de notre époque, n’est pas ressenti pour ces grincheux d’une soirée comme une bénédiction mais comme la preuve d’une malhonnêteté: «Forcement, ce sont vos parents qui ont écrit ce livre» s’est exclamée une furie, jalouse, probablement.

Mais laissons là ces mauvais coucheurs et revenons à l’intelligence de propos, de pensée que ce livre a suscité. «L’homme de génie est celui qui m’en donne»disait Paul Valery. Et bien hier soir, c’était cette jeune fille qui nous rendait intelligents.

«C’est un roman qui parle d’abord à notre psychè, c’est sa force… Chacun y retrouve et mêle, au récit, sa propre histoire. C’est le livre de chaque lecteur…». À l‘écoute des participants, hier soir cette parole de l’éditeur d’Emilie se confirmait. On finissait par croire en écoutant chacun qu’il ne s’agissait pas tout à fait du même roman sans que ça en soit un autre, pourtant.

Puisque je cite l’éditeur présent, à la soirée, je veux mentionner la rigueur, la bienveillance et la justesse de son accompagnement.

Citons ce mot entendu au cours de la soirée : Enfin un roman qui ne laisse pas indifférent, qui nous éloigne de la littérature soporifique qu’on ne cesse de nous proposer.

Ou bien cette femme qui après avoir avoué qu’elle avait lâché la lecture du roman à la moitié n’avait plus que la hâte de le terminer à présent.

Enfin quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que les lecteurs de cette jeune romancière appartenaient à toutes les générations.

Je reste encore sous le charme de cette jeune demoiselle, de sa conviction. Elle nous promet bien d’autres merveilles. Je vous le promets. Nous le lui souhaitons en tout cas et nous nous le souhaitons. »
« Théâtre la Ruche, Nantes, le 28 janvier 2017 « 
« Après des études de lettres, Nathalie Durieux explore depuis une quinzaine d’années les différentes possibilités de l’écriture en refusant de s’enfermer dans un genre : poésie, théâtre, romans… Son avant-dernier roman, Collège Blues, a reçu le prix Mickey Magazine. »
« Le jeu vidéo, une mâchoire de dinosaure, un chien qui parle, des petits pois vengeurs… Laissez-vous embarquer dans le nouveau livre de Nathalie Durieux.
Adeline et Joris réussiront-ils à déjouer toutes les embûches pour retrouver cette mâchoires de dinosaure et se découvrir eux-mêmes ?
Quand le virtuel flirte avec le réel, quand les générations s’allient, quand l’humain et l’animal ne font qu’un, l’absurde peut éclore et nous amener ailleurs. »
« Avec le Collège Saint-Dominique de Saint-Herblain. Théâtre La Ruche, Nantes, 18 décembre 2017. »
« Workshop avec la Classe Prépa de l’École des Beaux-Art de Saint-Nazaire, 2018-2018. Restitution au Café culturel Les Palmiers sous la plage »
« Auteure de L’homme qui caressait les oiseaux, Anna Besse — qui demeure désormais à Rennes — offre sans doute le livre le plus intime et le plus exigeant qui soit dans son indigence même. Fixer la mort pour en révéler les fausses vérités : le nouvel opus de cette jeune auteure, rythmique, cynique et magnifique, immortalisé par la caméra de Mathieu Amalric, est un texte majeur de la littérature contemporaine. »
« Dans la solitude de son deux pièces, Claire, 25 ans, est épuisée. Le café soluble la tient éveillée alors qu’elle tente, nuit après nuit, de trouver le sens de sa thèse de cinéma. Un matin, une amie thanatopractrice lui rend visite. Cela va changer sa vie.
Pour son deuxième roman, Anna Besse va rêver les vies des cadavres étendus dans la chambre froide d’une morgue putride. Elle nous livre une audacieuse liste de personnages, qui se croisent lors d’une nuit sans fin. On y rencontre Belle de jour, une prostituée, un homme avec un chapeau, un vieil écrivain raté, une fille trop grosse pour danser… Aux confins de la poésie, de la liste à la Prévert et du tweet, Les visages de Claire, en déroulant des vies rêvées, est un vrai tour de passe-passe transformant les corps morts en bouture littéraire. »
« Avec le théâtre de l’Entr’Acte. Fête du livre de Bécherel, 31 mars 2018. »
« Hermione Grandjean est née en 1966 à Pornic où elle vit toujours. Le Seum de la Mater Dolorosa est son troisième ouvrage. »
« Les premières lignes de ce troisième roman d’Hermione Grosjean, ne vous laisseront rien percevoir de l’imaginaire fantastique et meurtrier auquel il va vous conduire.
La banalité des faits : Il semble que l’héroïne du roman n’a que ses sept accouchements à raconter.
Le genre de littérature que l’on range dans la rubrique « Témoignage de vie ».
Et puis, voilà, qu’en une réplique, tout bascule :
« – Vous ne croyez tout de même pas que j’ai empaillé mes sept enfants dit-elle au policier qui l’interroge.
Comment, s’exclame celui-ci, complétement sonné, vous les avez empaillés… »
Voilà, c’est parti, vous êtes engagé dans une sorte de « road movie littéraire » infernal.
Et il est peu probable que vous en réchappiez.
Un livre à donner des frissons… Ceux du plaisir sans limite. « 
« 
Critique de Bernard Nouveau
Quel diable de Femme cette Hermione Grosjean. Une allure à vous donner confiance. Mais en sa présence, j’éviterai de lui tourner le dos. Elle peut vous y enfoncer sans prévenir son stylo à plume.C’est un peu ce qui m’est arrivé en lisant son dernier roman. Je m’apprêtais à en dire pis que pendre, rédigeant mentalement les phrases de ma critique « Il n’est pas facile de garder une fraîcheur d’invention pour le troisième livre… et ma conclusion se voulait aimable et conso-lante : Demain sans doute… ».
Et c’est là, dans ce moment d’inadvertance, qu’elle me l’a enfoncé son porte-plume. A ne pas pouvoir le décrocher, tournant les pages comme un furieux.
Oui, ce roman est diablement construit. Il associe une sorte de banalité d’existence dans laquelle chacun peut se reconnaître, à des éléments féeriques sortis des contes de notre enfance. Mais, ici, les contes tournent aux cauchemars et nous, nous tournons les pages frénétiquement les mains poisseuses, pour nous y enfoncer plus encore. Et le pire, c’est que nous le faisons avec délectation.

Diablement construit, ai-je écrit.

À partir du chiffre SEPT, chiffre de la perfection, exactement.Sept nous le savons est le chiffre du bonheur, de la fertilité. Le chiffre des contes, Blanche-neige et les sept nains. Mais le chiffre aussi des sept péchés capitaux. Ou des Sept mer-veilles. Mais surtout le chiffre clé du troisième roman d’Hermione Grosjean, Le seum de la mater dolorosa.

Sept. Comme sept enfants mi-anges mi-démons nés d’une mère cherchant, par la procréa-tion et l’adhésion aux valeurs bourgeoises de son époux, un moyen de s’élever socialement.

Sept. Comme le nombre d’enfants, qui, au fil de la narration, disparaîtront dans de noires circonstances, après avoir croisé une dernière fois des lieux mythiques de la cité balnéaire de Pornic : une roulotte (du Dolmen du Prédaire), une plage (La Source), un café (Le Balto)… Car l’action du roman est bien localisée. Pornic, petite station balnéaireLe seum de la mater dolorosa est une autofiction territoriale de classe, à dimension bal-néaire. Je sais comme ça a priori, ça ne veut rien dire. Mais lisez le livre d’Hermione Grosjean et vous comprendrez.

Ce roman nous entraîne encore une fois dans un monde mystico-fictionnel, entre roman de terroir et conte délirant où les projets d’enfants côtoient les projets d’achats de pain.Un livre qui vous permettra peut-être de voir autrement votre maternité et paternité. »
« Ouvrage déjà culte, notamment pour avoir impulsé le mouvement féministe VIE TA VIE SANS ENFANT, Le Seum de la Mater Dolorosa est un récit fantastique d’une mère d’aujourd’hui qui bascule dans l’infanticide. »
« Difficile d’imaginer un roman plus haletant que l’histoire de cette Mater dolorosa, Médée du XXIe siècle, dont l’action se situe à Pornic-coeur-du-monde. »
« Dans un ouvrage à mi-chemin entre l’autobiographie et la série chair de poule, Hermione Grosjean dont l’identité réelle reste in-connue nous donne à contempler les errances d’une sérial-mère de famille habitée par les obsessions taxidermistes. »
« Hermione Grosjean, l’actrice du Pays de Retz, n’hésite pas, dans son écriture, à aller plus loin que son imaginaire. Une œuvre unique, déroutante, en-sorcelante, qui emprunte au conte comme à Stephen King. »
« Hermione Grosjean, auteure littéraire dorénavant connue pour sa saga « Les affres de la mer », nous livre ici sa vision décalée de la maternité. Sa nombreuse famille constitue la trame du livre. Et l’on passe du rire aux larmes, du Petit Poucet à Barbe bleue… À travers ce conte machiavélique, l’auteure-trice-tresse glisse vers la folie meurtrière sans jamais se départir de son sourire et de son humour. »
« Territorial, social, burlesque, fantastique, tragique. »
« Avec le théâtre de l’Entr’Acte et Valérie Pasquier, (faux) auteure invitée. Médiathèque Armel de Wismes, Pornic, 13 avril 2018. »
« Auteur au style pour le moins singulier, Alban De Nazaire faisait l’unanimité chez les lecteurs avec ses polars haletant. L’année 2018 a vu cet écrivain prolixe inventer un genre comme on s’invente une nouvelle vie : il s’est engouffré tête baissée dans un essai romanesque, Les perles du chat de Schrödinger. Depuis, les lecteurs l’adulent ou le décrient. Toujours est-il que c’est grâce à cet auteur iconoclaste que la littérature évolue et propose des ouvrages sortant des sentiers battus. Fidèle aux Éditions du perplexe, son éditeur de toujours, le littérateur nantais d’origine revient sur les étals des librairies en cette rentrée littéraire 2018 avec son nouvel ouvrage. »
« Et si votre vie était structurée en 7 hypothèses d‘existence. Sept chemins, sept tentatives, sept propositions qui s’ouvrent sur tous les possibles. Et qu’il vous appartient de choisir l’une d’elles comme vous choisiriez votre vêtement du jour au grès de votre humeur ou de la couleur du ciel.

C’est en quelque sorte l’histoire de ces possibles que la petite fille de ce roman réalise en développant une amitié avec un humanoïde.

La question que nous pose l’auteur au final de ce récit haletant, c’est moins la peur inculquée que nous devons ressentir pour les machines que celle effroyable pour les humains. »
« Vu, hier à la Ruche
L’histoire ? Elle tient en une phrase : une petite fille développe une amitié avec un humanoïde. Les affaires de contrôle de l’autre sont des domaines qui ont toujours intéressés Alban De Nazaire. Mais plus que le contrôle de l’humain sur la machine, ou de la machine sur l’humain, il propose ici un ouvrage à choix multiples par son aspect labyrinthique, tant sur la forme que sur le fond. Comme si la relation avec une machine ouvrait à une multiplicité infinie de relation… et d’écriture. Résultat : la petite fille et les personnages secondaires s’y perdent, et le lecteur aussi.

Le livre est structuré en sept parties : « Hypothèse de vie 1 », « Hypothèse de vie 2 », « Hypothèse de vie 3 » … « Hypothèse de vie 7 ». Sept chemins, sept tentatives, sept propositions qui s’ouvrent sur tous les possibles. Une lectrice peut se dire : « Tiens ! Si je vais dans cette voie là comme la petite fille, quelle femme vais-je devenir ? » Il y a une transversalité de vie, de plusieurs vies à la fois, parce que dans ce monde là – c’est cela qui est intéressant – toutes les techniques nous offrent de vivre multiples vies à différents moments. En somme, on ne sait pas si on va aller à gauche, à droite. C’est Alain Resnais et son Smoking or not smoking. On fait tel choix, on a telle vie.

Le labyrinthe de la narration apporte une complexité de la construction. Nous sommes dans des processus d’intelligence artificielle. On ne voit plus très bien qui est humain et qui ne l’est pas. Nul besoin de dire « je suis un humain », « je suis un animal », « je suis une machine », « je suis un arbre ». Plus de « qui suis-je ? ».

Le propos est sans appel : aucun des personnages ne va vers un accomplissement. Chacun essaie d’épancher ses blessures. Il y a quelque chose d’assez morbide. La force de ce livre est de voir qu’il y a des chemins qui ne sont pas ouverts. Un propos assez morbide, et, paradoxalement, un grand absent de l’ouvrage : la mort. Il y a une sorte d’évitement du sujet. La mort est presque extérieure aux personnages. Les humanoïdes esquivent la question. La vie se répète ; l’immortalité est sous-jacente.

Et puis il y a l’écriture même, comme un jeu pour savoir ce qu’elle dit. Un des personnages confie : « Je suis tellement barré » et Alban De Nazaire barre simultanément la phrase en mettant sur le même plan le contenu et le contenant : « Je suis tellement barré ». Une référence évidente à Guillaume Dustan, quand ce n’est pas à Apollinaire : au moment le plus labyrinthique, l’auteur commence à écrire en calligramme. Un déchiffrage s’impose alors.

En fin d’ouvrage, Alban De Nazaire propose une 8ème partie, qui n’en est pas une, intitulée « Hypothèse infinie ». Composée de pages blanches, elle invite le lecteur à continuer l’histoire. Si nous avons été peu conquis par le procédé, force est de constater que ce livre est conçu pour donner une part importante au lecteur.

Au final, on s’aperçoit que les machines ne peuvent pas penser. Le propos va à l’encontre du progrès technologique. Alban De Nazaire nous surprend par ce contre-emploi de l’intelligence artificielle, bouscule les codes et les horizons de la littérature en nous susurrant à l’oreille : ne faut-il pas avoir davantage peur de l’homme que des machines ? »
« Vous, lecteur, qui êtes déjà perdu dans la vie, tiraillé entre réalité et imaginaire, humanisme et robotique, vous en ressortirez démuni, dans un éclat intemporel, ne sachant plus qui vous êtes réellement. Vous vous appelez comment déjà ? Nicolas, Anaïs, Robert ? »
« Un livre qui nous ouvre les portes de l’incertitude, du labyrinthe de la vie et des choix qui nous guident. Un livre fourre-tout à emporter dans son sac fourre-tout. »
« Une représentation littéraire de l’aliénation, un monde de fer et d’acier rempli de cyber. Finalement un bel hommage à Nietzsche. »
« Dans ce dédale labyrinthique, difficile de cerner le fil que détient cette petite fille. Un univers scientifique et irréel aventureux. Premier essai, et dernier. »
« Onirisme ou traversée cauchemardesque, le lecteur est constamment invité à compléter les choix ou non choix des personnages, en particulier l’héroïne. Laissez-vous entraînez dans ce monde dont aucune perle ne ressemble à une autre. »
« C’est la première fois qu’Alban De Nazaire écrit un livre considéré comme un « essai ». La prochaine fois, il lui faudra transformer l’essai. »
« Alban De Nazaire nous surprend par ce contre-emploi de l’intelligence artificielle, bouscule les codes et les horizons de la littérature en nous susurrant à l’oreille : ne faut-il pas avoir davantage peur de l’homme que des machines ?. »
« Avec le théâtre de l’Entr’Acte et Alban Arnaud Guinaudeau, (faux) auteur invité. Théâtre la Ruche, 2018 « 
« Née dans un village du Péloponnèse, Eiphos Yaf écrit depuis l’âge de 16 ans. Après la sortie en 2016 de « Un si charmant enfer », écrit en grec et publié dans quatorze langues, salué par la critique (prix Europa), elle s’enferme avec ses huit chiwawas et vit en Aubrac. Le défilé rocambolesque de ses personnages l’a emmenée vers un travail en profondeur sur la relation homme-chien et l’animalité humaine. »
« Tout commence par une chute. Tout commence par une table. Tout commence par une secrétaire. La secrétaire chute sur la table. La chute de la secrétaire fait table rase du passé et laisse émerger des vies imaginaires : un caniche (Robert) et un chihuahua (Martin), l’un va mordre le cul de l’autre et faire se rencontrer leurs maîtres (Malik et Karim), respectivement joueur de football professionnel (Champion Ligue) et président de l’Algérie (après un long parcours mafieux avec un pistolet à eau). C’est sans compter sur Mia Khalifa, une actrice de films pornographiques américano-libanaise, venue mettre son grain de sable (et de sexe) dans cette panoplie de personnages au bord de la chute…
Un roman-poème fou sous fond de dénonciation féroce et grinçante de la société du XXIe siècle. « 
« Robert et Martin sont deux chiens qui se rencontrent dans un parc avec leurs maîtres. Les deux hommes vont-ils s’aimer autant que leur chien ? Rien n’est moins sûr… »
« Des hommes fades côtoient des rêveurs, en quête de l’inaccessible, sous le regard amusé, parfois cruel, de chiens critiques. Très critiques… »
« L’histoire d’une rencontre entre deux personnages, Malik et Karim. L’un a une vie « parfaite », l’autre est joueur de foot, voyageur et rêveur. Lors d’une promenade avec leur chien, ils font connaissance. Leur chien va changer leur vie (de chien)… »
« Quand la rencontre de chiens dans un parc au mois de mai nous entraîne dans le tourbillon de vies réelles et rêvées de leurs propriétaires… Une réflexion passion-nante sur les choix que l’on peut opérer dans une vie. »
« Êtes-vous original ? Basique ? La lecture de ce roman vous aidera à vous connaître. »
« Après George Orwell et La vie des animaux, Une vie de chien démontre encore que les animaux font penser la condition humaine. »
« Martin a mangé les fesses de Robert. Qu’en sera-t-il de la vie de Robert après ce canichide ? »
« Christina était merveilleusement parfaite dans le jeu multiple de sa vie. Docile et transparente le jour avec son chef de secteur, coupe au carré, jupe droite impeccable, elle devenait la nuit une radieuse aventurière, arpentant les coulisses des stades de foot avec détermination et une certaine ingénuité qui suscitait la sympathie immédiate, d’autant que son chien majuscule appelait à la caresse avec son adorable poil roux et frisé. Se méfier d’elle était tout simplement hors sujet.
Dans une belle harmonie digne d’une belle chorégraphie, Paul commença à s’accroupir quand Ambre se décida enfin à jouer son coup de maitresse. Dans un ralenti parfait, le premier baissa les yeux au sol quand la seconde leva les siens au ciel, suivant de près, de très près, la trajectoire de la boule qu’elle avait lancée avec un enthousiasme mal canalisé, une envie de vaincre non dissimulée, et une puissance non calculée. Puissance si puissante qu’en une fraction de seconde le délicat nez du délicat poète se trouva fracturé.
Ô grands cris, Ô grand désespoir, Ô la gaffe ! Quel ange là-haut pour se moquer du sérieux de la délicate Ambre qui à chaque fois qu’elle tentait de forcer sa nature, de froncer ses jolis sourcils et de se concentrer immanquablement, imparablement, ne manquait pas de provoquer une catastrophe. Les corneilles regardèrent impavides les Docs rose se précipiter sur le poète à terre. L’œil sombre, qui avait un peu viré au blanc, le coup aidant, croisa le regard bleu de la jolie pimpante. Il glissa et tourna et s’arrêta net sur le genou, sur les genoux, de la jeune femme accroupie. Ça se confirmait : Paul était amoureux. »
« Avec le théâtre de l’Entr’Acte et deux classes de 3ème du collège Jean Moulin, Saint-Nazaire. En présence de la (fausse) auteure invitée Sophie Fäy »
« Dans ce roman fou — joyeux et sans tabou —, tout est possible.

Même l’histoire de Tatiana, collégienne de 14 ans, qui craque sur Armand, futur médecin aux trois enfants.
Le lieu de leur idylle (une piscine à boule près de la Baule) ajoute un brin d’irréel et de fantaisie à ce roman où le désir fondamental est interrogé : Tatiana a une vie banale, mais Armand ne veut pas d’une relation banale. De cet écart naissent des rêves tatianesques sertie de beaufitude : partie de pétanque sans fin, carnaval avec Johnny Halliday, hommage à Sala, séquences cultes de claquette-chaussette, hamster roux en cage qui, tel un Sysiphe à poils, court court court autour de sa boule et de la vie. »
« Un Mulluland Drive Houellebecquien »
« Ce livre ne saurait tarder à être agréé par la FFP (Fédération Française de Pé-tanque) et l’ALFAJ (Allumez le feu avec Johnny). »
« Vingt-sept pages de rebondissements et de plaisirs soudains. »
« Jean Mirieux trouve enfin un souffle littéraire. Un roman fort original, dont on ne ressort pas indemne. »
« Une histoire passionnante entre rêve et réalité, questionnant l’amour véritable à travers une pédophilie tracée. Une relation entre Tatiana et Armand jamais pro-noncée. Troublant. »
« Ce qui s’est fait de mieux en termes de road pétanque trip, à travers la vie d’un couple champion du « tu tires ou tu pointes ». »
« Un livre profond qui nous raconte une histoire passionnée et tragique. Jean Mi-rieux sait nous faire découvrir différentes formes d’amours jusqu’ici inattendus. Les 27 vies de Tatiana est un livre poignant et sensible. Un cocktail explosif à coup de maladie, pédophilie, rêve, pétanque, beaufitude, amour, hamster et trash.. »
« Avec le Collège Saint-Josept & le théâtre de l’Entr’Acte, 2019. Le 19 mars 2019, à Savenay. »
« Refaite, elle avait du haut de l’arbre tant de pensées tournées vers le bas qu’il eut été fort possible qu’elle en tomba. » 

De façon clinique, J’ai rend compte de la transformation d’une femme perchée sur un arbre, qui osa mettre pied à terre. Dédoublement, crise identitaire, changement de sexe, trip érotico-écolo avec un mécanicien (devenu arboriste), immersion chez les avocats puis les ouvriers, la narratrice renaît toujours. 
 
Un roman éco-féministe écrit par un homme, à l’intime de notre contemporainéité. À la croisée d’un Italo Calvino pour sa référence au Baron perché, d’un Mallarmé pour ses combinaisons de lectures possibles (sans qu’aucune ne soit privée de sens), et d’un Coluche pour son ton concret et humoristique, J’ai fait une entrée fracassante sur la scène littéraire. »
« TELERAMA – Nathalie Crom.
Très certainement inspiré par son passé de mécanicien, Jean-Paul Chartier livre ici un opus d’une grande poésie. Se faisant tour à tour le porte parole de la cause freudienne et de l’écologie, cet auteur à l’écriture coloriée et sensuelle se réfère volontiers à Freud, Rigot, et Oubusse mais son inspiration favorite reste cependant Julio Iglesias dont le célèbre « Vous les femmes, vous le charme » lui a inspiré ce roman. À dévorer comme une pomme tombée de son arbre : par la fin, le début ou le milieu. »
« LE MATRICULE DES ANGES – Thierry Guichard
Le livre est écrit au présent. Le lecteur avance en même temps que le narrateur dans la réflexion. Ils ne savent pas trop où ils vont. Mais ils vont. Tout peut encore se jouer. Cahin caha, le dispositif du temps présent crée des hésitations, produit une expérience sincères dans l’ici et maintenant. Heureusement pour le lecteur (et la littérature !), une exception à la règle vient bousculer l’ordre établi : la scène d’amour — notamment le moment de jouissance — est décrite au temps du futur. ‘‘Parce que j’aimerais qu’il dure longtemps’’ témoigna l’auteur lors de notre entretien à son domicile ligérien. ‘‘Ce n’est pas un état qui peut durer longtemps. J’espère qu’il reviendra’’. On espère aussi pour lui ! »
« LE MONDE – Flora Grault
Une héroïne en transformation permanente. Au fil du roman, elle est ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre. Un roman chorale et dystopique où Rainbow Rowell danse avec Ella Fitzgerald. »
« WE demain
J’ai, premier roman écologique du XXIe siècle, met en scène une femme tombée de son arbre. Elle y rencontre, entre autres, un mécanicien qui va changer de métier en devenant arboriste. Sous l’œil attendri de la cette femme, l’homme va essayer de vivre de son arbre, avec son arbre, en le recyclant de façon illimitée »
« LIBÉRATION – Matthieu Lindon
Multiple, universel et intemporel, l’héroïne se réinvente en permanence. Imaginatif et les pieds sur terre, disruptif par excellence, nous y mettrons un bémol : la référence au Baron perché d’Italo Calvino est exagérée. Dans le roman italien, les personnages s’engagent. Dans J’ai, ils fuient. Pour sûr, Jean-paul Chartier n’a pas écrit ce livre avec un gilet jaune. »
« MARIE-CLAIRE –
Une scène d’amour somptueuse. D’aucuns la trouve-raient crue, avec des ébats très courts, mais le lecteur entre dans les sentiments de la narratrice. Enfin un homme qui se met à la place d’une femme ! Un ro-man érotico-philosophique comme on n’en fait plus. »
« L’OULIPO MAGAZINE –
En dehors de la page 78, où se trouve le mot « gag », avec deux G, aucun autre G dans le livre. L’auteur a-t-il un problème avec la lettre G ? Quant au titre, l’éclai-rage de l’auteur s’impose : ‘’Le titre J’ai, je l’ai voulu assez énigmatique. Je l’ai improvisé puisqu’il répon-dait à ce besoin d’une sorte de futur au passé, le tout au présent. Une certaine jouissance du temps. Une sorte de dédoublement. Il y a un certain bonheur à dire « j’ai ». Ça donne de la réassurance. Avec ce titre, je lévite‘’. »
« CAUSETTE –
Enfin un homme qui comprend les femmes, enfin ! Cette prise de conscience n’existait pas dans son oeuvre jusqu’à alors, est-ce une position féministe de faux cul ? »
« L’ÉCHO DE LA PRESQU’ÎLE – Arnaud Glévarec
Le nouveau livre de Jean-Paul Chartier : Des femmes. Plusieurs arbres. Mais un seul point G. »
« LA GAZETTE DE PLAINE / MER – Chéri-Bibi
Un récital gothico-italo-américain (sans frites) : époustouflant ! »
« Avec le Collège Saint-Anne & le théâtre de l’Entr’Acte, 2019. Le 19 février 2019, à Carquefou. »
« Aziz a 8 ans, il rejoint la France. Toute sa vie, il aura 8 ans : c’est à partir de cet âge qu’il continuera à appréhender le monde.
8 ans, Aziz traverse la mer, découvre les enchantements d’un monde apaisé et surtout les yeux d’Elisa.

8 ans, l’âge de tous les dangers, le réceptacle de toutes ses grandes émotions, y compris religieuses : Elisa est d’origine chrétienne, et lui d’origine musulman, mais l’altérité s’apprend.

Et Aziz apprend vite avec les récits de sa soeur, des livres lus le soir, dans le placard à histoires.

Des rendez-vous salvateur, aux mille et une nuits de mots libérateurs.

8 ans, le temps de l’amitié avec un jardinier fan de carotte, avec qui il apprend à mesurer l’infini à chacune des récoltes de son jardin.

Et un jour comme les autres Aziz décide que, plus tard, il sera peintre pour donner d’autres couleurs à l’horizon du monde. »
« PRESSE-OCÉAN
Magique. Pierre Mahé nous emporte au cœur d’un monde auquel tout le monde peut, d’une manière ou d’une autre, se rattacher. Un livre où l’on reste captivé jusqu’à la dernière page, avec des personnages attachants et aussi beaucoup de réflexion pour qui sait voir au-delà des mots.Un petit bijou qui plaira à petits et grands. »
« LIRE
Aziz et Elisa, de Pierre Mahé, raconte beaucoup d’histoires en une, en nous montrant le vrai visage de la société actuelle. L’auteur arrive à nous faire ressentir des émotions très variées avec Elisa, le jardinier, la famille d’Aziz…Ce livre est tout simplement magnifique. »
« OUEST-FRANCE
Aziz et Elisa. Une histoire bouleversante qui vous fera vous questionner sur le sens de la vie. »
« Chapitre 1
«Encore un jour de ma vie perdu à cause de l’école», se disait Aziz, tandis que son professeur effectuait l’appel matinal exigé par l’établissement.Aziz est un jeune musulman, quelque peu introverti, âgé de huit ans, passionnéd’art et de théâtre. Avec sa silhouette élancée, on aurait pu penser à un jeune sportif, mais celui-ci détestait l’exercice et en faisait seulement sous la contrainte de son père, Hassam.Perdu dans ses pensées, le jeune artiste rédigea un poème pour sa bien-aimée Eliza, la jolie petite rousse, pleine de vie, dont il était amoureux depuis le premier jour d’école. Bien sûr, il serait trop timide pour le lui donner.Soudain, son professeur se leva et lui prit le papier des mains. Aziz sentit l’angoisse le submerger et le rouge lui empourprer les joues à l’idée qu’il puisse le lire devant la classe. A son plus grand soulagement, M. Cardin ne le fit pas et adressa un regard entendu et un sourire à l’écolier. L’enfant se surprit à voir l’adulte comme un ami à qui il pouvait se confier, quelqu’un de très différent de ses parents.[…] »
« Chapitre 3
«Aziz! Aziz! Yallah! Tu es en retard! Je me levai difficilement, m’extirpant d’un doux rêve avec peine. Il y avait Elisa dedans, comme toujours. Ses longs cheveux roux et ses yeux vertémeraude m’accompagnaient chaque nuit. Ma mère allait me passer un savon. J’avais dessinétard hier soir, après, tant que mon père n’est pas au courant, ça devrait aller. Lui, n’a qu’une seule chose en tête: que je devienne un grand sportif. Sauf que moi et sport ça fait deux. Moi, ce que j’aime c’est dessiner, lire, écrire, créer, jouer la comédie. Je suis un peu un artiste en herbe.
D’ailleurs, en parlant d’herbe, j’avais promis à Albert que je lui rapporterai des pâtisseries de ma mère. Albert a le même âge que ma sœur Lise, son métier c’est jardinier et sa spécialité: les carottes. Je l’ai déjà vu travailler, c’est un automate.Aforce de faire toujours les mêmes choses, on n’y réfléchit même plus. Du coup, il rêve tandis qu’il écoute ma grande sœur, Lise, lui raconter des histoires, ils sont marrants tous les deux quand ils parlent sans se regarder, on dirait deux intimes étrangers ou des amants inconnus, je ne sais pas vraiment.
Je me souviens quand j’étais petit, ma sœur me racontait des histoires mais sans les livres, juste en me les disant. C’était notre moment à nous, on se posait dans un placard qu’on a fini par faire ressembler àun cocon avec coussins, couettes et petites lumières. J’y avais ajouté des dessins.
Bref, il fallait que je descende vite pour prendre mon petit-déjeuner composé de lait qu’on appelle «elben», d’une galette magrhébine et de fruits. Notre maison est typiquement celle d’immigrés, européenne à l’extérieur mais à l’intérieur, tapis, canapés, tapisseries, couleurs chaudes, grands plats se mélangent à l’odeur des épices et à la «musique de chez nous» comme le dit ma hana, ma grand-mère quoi. Elle, elle voulait rester chez nous en Algérie mais Baba et Imma n’ont pas voulu, on est sa seule famille. Du coup, cet été, on retourne en Algérie, dans le pays de nos racines. Hana m’a toujours dit qu’il ne fallait jamais oublier ses racines.
Après avoir fini prière, petit-déjeuner et des salutations matinales assez mouvementées, je saute dans mes vêtements et marche en direction de chez Albert pour lui déposer ce que je lui avais promis et, ce soir, je repasserai pour aller chercher des carottes pour le couscous du vendredi.
Tout en marchant, je repense à Elisa, cette fille que j’aime tant mais notre histoire n’est qu’une modernisation de Roméo et Juliette. Musulmans, chrétiens. Deux familles conservatrices. Une question me hante: pourquoi? Et cette question me paraît être toujours là. Lise dit que je suis jeune que ça passera mais je lis dans ses yeux qu’elle aussi se demande pourquoi[…] »
« Paul Grantaire est romancier et contrôleur aérien. Il « manage » l’écriture avec son staff d’une trentaine de personnes, prêt à documenter le moindre détails de ses envolées littéraires. La mort, après… est son premier roman. »
« ll n’a pas de nom. Il s’appelle tout simplement Personnage principal. PP pour les intimes.
Dans le célèbre jeu télévisé « Question pour du pognon », il rencontre son père biologique. À coup de parties de pétanque, les retrouvailles dans le manoir hanté paternel virent à la fête. C’est sans compter sur un cochonnet capricieux, et sur Murielle, la petite amie de PP, qui viendra perturber ce beau binôme avec son trafic de drogue et sa vie de psychopathe.
Avec cette épopée digne des meilleurs « Star Wars », Paul Grantaire emmène le lecteur au-delà du raisonnable, dans les quatre dimensions de l’espace-temps. Si le génie définit un homme un cran au-dessus de la folie, l’auteur de ces 12 500 pages en est un. Et un bon. « 
« Un Grand Paul Tair.
Une fois encore Paul Grantaire nous oxygène les neurones. Ils convoquent illustres et anonymes vivants, mourants et défuntsdans son nouveau roman. Et la Mort, apres… est bien une sorte de place publique de la littérature. Ils sont tous là, les grands personnages de la Blanche pas gênés de s’acoquiner, auteur de tables de jeu et de rails de coke, avec les obscurs de la série noire. Encore un livre de calque de Paul Grantaire. »
« Avec le théâtre de l’Entr’Acte et le Collège Saint-Dominique, Saint-Dominique, Saint-Herblain, 24 janvier 2019. »
« En lançant malencontreusement sa boule de pétanque sur le crâne de Paul, une jeune fille des plus maladroites découvre l’amour un dimanche matin — c’est le premier des 52 chapitres du roman.

« La mort n’est pas une fin, et il faut donc inverser le cours de l’histoire ». C’est le conseil que Régine la cartomancienne, boule de cristal et autres poupées vaudous, va donner à à la jeune fille aux rêves perdus.

C’est donc en relançant 52 fois sa boule de pétanque qui fracassera 52 fois la pauvre tête de Paul, qu’Ambre, la jeune fille, va relancer la machine cérébrale de son amoureux. À partir de là, nous ne savons plus dans quel fuseau horaire ou dans quel couloir aérien nous nous trouvons.

Mais les 52 réanimations verront défiler des figures de notre temps (mais pas que) : un cow-boy nu à New York sur la 52 ème avenue, Donal Trump en mobylette, Ambre en gilet jaune esseulé et non moins joyeuse, un vicomte libertin s’exprimant en alexandrin… »
« Enfin un roman où le fantastique, le romantisme et de grandes réflexions sur l’hu-mour s’entremêlent.MarianneUn roman loufoque (s’armer d’une grande capacité d’abstraction et de distancia-tion). »
« Que L’Oulipo et Pérec soient les premiers amours de Violette n’étonnera ici per-sonne. Pour le plaisir de la lecture, l’autrice agrémente chacun des chapitres d’une énigme à découvrir. »
« La référence à Jack Kerouac ne nous surprendra pas dans cette frénésie d’histoires se déroulant dans le cadre d’un road trip. »
« Ambre avait les sourcils froncés. Une mine bien sérieuse qui contrastait avec les couleurs vives de sa tenue. Gilet prune à pois rouges, jupe verte et Doc Martens rose, la jeune femme avait l’air d’une petite fille, pimpante à son habitude, mais concentrée, vraiment concentrée. Il faut avouer que le cochonnet était bien planqué derrière les boules de ses compères et que choisir s’il fallait pointer ou viser n’était pas une mince affaire. En ce beau dimanche d’été, Ambre hésitait. Sourde aux invectives, tout à son affaire, le métal bien lourd se réchauffant dans sa main brûlante, Ambre avait à cœur de bien faire, quitte pour cela à dégommer le jeu de ses copains devenus – le temps d’une partie – ses pires ennemis. Il n’était pas question qu’elle se laisse avoir par les sentiments, elle était là pour gagner, notre enfantine infante. Après avoir fermé un œil — le gauche — puis un autre — le droit — Ambre s’accorda le droit d’aller y voir de plus près. Le pas ferme, la Doc bien en pied, c’est à grandes foulées, l’air décidé, qu’elle se diri-gea vers les boules déjà lancées. Narquois, coincé, le cochonnet lui lança, provocateur, que jamais, Ô grand jamais, elle n’arrive-rait à l’emplafonner. Il en fallait plus pour impressionner la donzelle qui, le pas ferme, la Doc bien en pied, à grandes foulées, l’air décidé, regagna la zone de tir. Ça se confir-mait : elle allait pointer. Sur les côtés, les garçons s’agitaient, criaient, paillaient, sifflaient du Ambre, en veux-tu, en voilà. Seul le discret Paul, morose, pour changer, jouait les indifférents. Muet, la bouche plissée, l’œil sombre, qu’il glissait pourtant bien volontiers — mais en lousdé — sur la pimpante infante, il avait choisi son rôle, il devait tenir son rôle, poète maudit aux trois poèmes (mal) imprimés, à lui la tragédie, oh oui, à lui la déprime, oh oui, à lui la dépression, la très très grande dépres-sion. N’empêche que, calculait-il, s’il faisait mine de relacer son lacet non défait, et s’il se plaçait dans l’axe, le bon axe, au bon mo-ment, se pourrait-il qu’il puisse apercevoir un genou, ou deux genoux, de la fringante sous la pimpante jupe verte ? En fallait-il de la détermination, et de la dépression, oh oui, de la très très grande dépression pour savoir si bien associer projet lubrique + air morose + œil sombre. Une équation bien délicate au résultat incertain, mais Paul était habile calculateur. Le nez en l’air, faisant mine de communier avec les corneilles qui s’égo-sillaient dans les arbres, mimant le parfait ennui, d’un pas de côté il se plaça face à Ambre, de l’autre côté du jeu de boules, bien décidé à relacer son lacet non défait quand la jeune femme se déciderait, mais se déci-derait-t-elle, à viser, ou à pointer.

Dans une belle harmonie digne d’une belle chorégraphie, Paul commença à s’accroupir quand Ambre se décida enfin à jouer son coup de maitresse. Dans un ralenti parfait, le premier baissa les yeux au sol quand la se-conde leva les siens au ciel, suivant de près, de très près, la trajectoire de la boule qu’elle avait lancée avec un enthousiasme mal ca-nalisé, une envie de vaincre non dissimulée, et une puissance non calculée. Puissance si puissante qu’en une fraction de seconde le délicat nez du délicat poète se trouva fracturé.

Ô grands cris, Ô grand désespoir, Ô la gaffe ! Quel ange là-haut pour se moquer du sé-rieux de la délicate Ambre qui – à chaque fois qu’elle tentait de forcer sa nature, de froncer ses jolis sourcils et de se concen-trer – immanquablement, imparablement, ne manquait pas de provoquer une catas-trophe. Les corneilles regardèrent impavides les Docs rose se précipiter sur le poète à terre. L’œil sombre, qui avait un peu viré au blanc, le coup aidant, croisa le regard bleu de la jolie pimpante. Il glissa et tourna et s’arrêta net sur le genou, sur les genoux, de la jeune femme accroupie. Ça se confirmait : Paul était amoureux.

Écrit par _ Amandine Glévarec »
« Avec le théâtre de l’Entr’Actes et Amandine Glévarec, (fausse) auteure invitée. Au CSC Sillon de Bretagne, Saint-Herblain, 7 mars 2019. »
« De Paris à Landerneau, trois auteurs nous embarquent, sous fond de conflits familiaux, au cœur d’une enquête pour meurtre dans les bas-fonds d’un quartier chaud brestois.
Relatant les faits sans les fantasmer, le partage des résonances au fil des explorations donne à voir la complexité (et la beauté) de l’enquête en même temps que la quête de soi des trois auteurs. Une façon d’entrevoir le paysage sensible du social en Finistère.
Par sa mise en récit atypique, son écriture photographique co-légendée avec les habitants et sa méthodologie d’observation non participante — l’un des chercheurs travaille par délégation avec un informateur-témoin sur le terrain —, Résonances est un cas limite de l’approche sociologique traduit en vingt-cinq langues. »
« LE POLAR SOCIAL S’INVITE À LA LIBRAIRIE TZARA
Une fois n’est pas coutume, la librairie Tzara à Berné avait fait salle comble, jeudi dernier, pour sa soirée littéraire mensuelle, consacrée aux marginaux de la plume…

Faire rimer travail social et écriture romanesque… Un exercice de style compliqué et un supplice pour n’importe quel lecteur sain d’esprit ayant eu la malchance de se confronter à la sécheresse stéréo-typique de l’écriture d’un professionnel du champ social. Pourtant, amoureux des mauvais jeux de « maux », Simon Cussonet, l’affable libraire de la Libraire Tzara, a une nouvelle fois su relever le défi en conviant dans son antre de papier, une brochette d’auteurs atypiques, issus de l’univers de la note de synthèse et du projet personnalisé.

Cette rencontre littéraire aura ainsi permis au public de curieux, initialement attiré par la promesse d’un apéro à l’œil, de découvrir que les « pros du social » ne devaient pas la sécheresse de leur écriture administrative à celle de leur cœur. Une fois libérés des carcans de la novlangue institutionnelle, les travailleurs sociaux pouvaient en effet devenir des auteurs à part entière.
Une révélation intellectuelle confirmée par la présentation de l’ouvrage collectif au titre programmatique intitulé Résonances – En quête en terres inconnues.
Derrière cet OVNI littéraire, aux accents de polar à la noirceur assumée que n’auraient reniés ni Patricia Highsmith, ni Alfred Hitchcock, aucune ombre de Thomas Ripley ou de Norman Bates. La géographie du crime dépeint dans cette fresque sociale s’ancre en périphérie de Brest, dans le quartier chaud de Pontanézen, dont la simple évocation suffit à faire frémir les Parrains des gangs salvadoriens de la Mara Salvatrucha.
Certains responsables du ministère et de la DGCS ne manqueront pas de s’offusquer qu’on puisse rendre compte d’un acte d’accompagnement social par le biais d’une écriture alerte, romancée et parfois poétique. Ils souligneront également que l’on n’attente pas impunément à la stabilité du totem cher à tout travailleur social – la bonne distance – avec quelques licences littéraires. Les pisse-vinaigres oublient toutefois qu’on n’a jamais réparé un être humain avec une notice Ikéa et que l’émotion induite par une écriture réflexive et impliquée constitue un pont qui relie les âmes.
Sacha Hutte »
« Avec les équipes pédagogiques de l’Université Paris 13, Département sciences de l’éducation, et du Collège coopératif de Bretagne. Co-animation de la rencontre avec Christophe Blanchard, sociologue et maître de conférence sciences de l’éducaiton à Paris 13. Dans le cadre d’une Recherche-Action-Qualifiante autour de la parentalité, 2019-2020. Au Lycée Kerbernez, Plomelin, 4 avril 2019. »
« Jeune retraitée, Chantal Dubois a pris le train en marche du champ littéraire, pour une percée à vitesse TGV. Après un burn out à la SFT, elle s’est soignée par l’écriture d’un roman dont la forme varie en fonction des retards de train – il fut écris dans un TER. Maintenant Chantal Dubois va mieux (elle ne prend plus le train). »
« La culture d’entreprise déraille. Ça se passe à la SFT (Société Française du train), le fleuron des entreprises française. Le service ressources humaines optent pour 48h00 en séminaire relationnel dans un Paris-Athène lieu de toutes les thérapies et de tous les drames. À commencer par le directeur des RH qui disparaît dans des conditions obscures.
Benoit le stagiaire, Arlette la secrétaire grivoise, le beau Paul responsable com’, Micheline sextagénaire allergique à l’informatique affreté au pôle relation client nous emmènent jusqu’au bout du voyage, dans un huis-clos digne des meilleurs thriller, à la frontière du crime de l’Orient Express, du Transpotting et des Feux de l’amour. »
« Initiatique, autobiographique, ludique, classique, non loin du grand co-mique, la « jeune » romancière récemment retraitée Chantal Dubois réinvente la littérature du rail pour le plus grand plaisir du lecteur. »
« Un voyage libérateur. On se souviendra longtemps de Guillaume Pépin à son cours de fitness. »
« Une aventure rocambolesque, dans laquelle intrigues amoureuses, règlements de compte entre collègues, amitiés im-probables, disparitions et rencontre incongrues se succèdent. Qui sortira indemne de ce train ? »
« En moins de 300 pages, le lecteur est plongé dans une enquête policière qui vire au guide touristique en passant par le pornographique à la sauce serbe. »